Une règle tient tout le reste : racontez ce que vous avez vécu, pas ce que vous en pensez. Un fait se vérifie, un jugement ne se vérifie pas. C'est ce qui distingue un témoignage utile d'une accusation qu'on ne peut ni prouver ni défendre.
Ce que contient un bon témoignage
- Des dates. Quand le chantier était prévu, quand il a commencé, quand il s'est arrêté.
- Ce qui était convenu. Un devis, un accord écrit, un montant, un délai annoncé.
- Ce qui s'est réellement passé. Décrit simplement, sans exagérer, sans minimiser.
- Ce que vous avez tenté. Un appel, un courrier, une mise en demeure, et la réponse obtenue ou l'absence de réponse.
- Des preuves quand vous en avez : photos, devis, factures, échanges écrits.
Décrire des faits, pas des intentions
Vous pouvez dire ce qui a été fait et ce qui ne l'a pas été. Vous ne pouvez pas affirmer ce qui se passait dans la tête de quelqu'un. Écrire qu'un professionnel est un escroc, c'est lui prêter une intention que vous ne pouvez pas prouver, et c'est ce qui rend un témoignage attaquable.
Dites plutôt ce que vous avez constaté : l'acompte versé, le chantier jamais commencé, les appels sans réponse. Le lecteur en tirera lui même ses conclusions, et elles auront plus de poids.
Ce qu'il ne faut jamais publier
- Les données personnelles de quiconque : numéro de compte bancaire, adresse privée, numéro de téléphone personnel, numéro de registre national.
- Des photos où l'on reconnaît une personne. Photographiez les travaux, pas les gens.
- Des insultes, des menaces, des propos discriminatoires. Ils font refuser un témoignage même quand les faits derrière sont exacts, ce qui est le plus dommage.
- Une accusation d'infraction pénale. Escroquerie, vol, fraude : ces qualifications appartiennent à un juge. Décrivez les faits, pas leur nom juridique.
- Le témoignage de quelqu'un d'autre. On ne raconte que sa propre expérience, pas celle d'un voisin ou d'un proche.
Les preuves, et ce qu'on en fait
Une preuve renforce un témoignage, et elle pèse davantage dans le calcul du score. Toutes ne sont pas rendues publiques pour autant : nous masquons ce qui n'a pas à être vu, comme des coordonnées apparaissant sur un devis. Ce qui reste visible, ce sont les éléments qui documentent les faits.
Un témoignage sans preuve n'est pas refusé pour autant. Il pèse simplement moins lourd, et c'est logique.
Ce qui fait refuser un témoignage
- Aucun élément concret, aucune date, rien de vérifiable.
- Des propos injurieux ou diffamatoires, même si les faits sont réels.
- Une confusion sur l'identité du professionnel, ce qui ferait retomber le témoignage sur quelqu'un d'autre.
- Des données personnelles exposées.
- Un contenu hors sujet, ou un doublon d'un témoignage déjà déposé.
Un refus est toujours motivé. Vous pouvez corriger et renvoyer, dans une limite raisonnable pour éviter les envois en boucle. Notre modération détaille comment chaque témoignage est examiné.
Une expérience, un témoignage
Un même chantier ne donne pas lieu à plusieurs témoignages, et une même personne ne recommande pas plusieurs fois le même professionnel. Nous surveillons aussi ce qui ressemble à une manipulation : un professionnel qui se recommanderait lui même, des comptes créés pour empiler de faux avis, une rafale de recommandations arrivée le même jour.
Une recommandation n'est pas un outil de publicité. C'est un retour d'expérience, et elle ne vaut que par là.
Modifier ou retirer ce que vous avez publié
Une erreur arrive : un montant inexact, un détail faux, une confusion de bonne foi. Vous pouvez modifier votre témoignage depuis votre espace, et la modification repasse par la modération comme le premier envoi. Si vous réalisez que votre signalement était une erreur, vous pouvez demander son retrait.
En revanche, un témoignage exact ne s'efface pas parce qu'il dérange. La page pourquoi un signalement reste en ligne explique ce choix en détail.
Quand un compte abuse
Les faux témoignages, les comptes multiples et le harcèlement d'un professionnel ne sont pas des maladresses, ce sont des abus. Ils entraînent le retrait des contenus et la suspension du compte. Cela vaut dans les deux sens : personne ne doit voir sa réputation abîmée par un concurrent malveillant, et personne ne doit voir son témoignage sincère noyé sous de faux avis.
Le professionnel a le droit de répondre
Tout professionnel cité peut répondre publiquement, gratuitement, et sa réponse s'affiche sous le témoignage avec la même visibilité. C'est la contrepartie de ces règles, et c'est ce qui rend l'ensemble équilibré. Tout est expliqué sur la page du droit de réponse.
Et le cadre juridique
Cette page est le mode d'emploi. Le cadre contractuel complet se trouve dans les conditions d'utilisation, et le traitement de vos données dans la politique de confidentialité.